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Ils organisent le premier salon de voitures électriques en Alsace 🔌

Ils sont 7 étudiants en 2e année du bachelor affaires internationales de l’EM Strasbourg et ils ont décidé de créer un salon sur les véhicules écoresponsables et sur l’écomobilité. Leur association Drive Th’EM Green revient pour cette deuxième édition avec un événement plus grand au Zénith de Strasbourg le 27 mai pour mettre à l’honneur le déplacement vert. Camille, la présidente de l’association nous raconte l’aventure qu’elle mène avec son équipe de 13 camarades.

C’est la 2e édition du salon. Qu’est-ce qui change cette année pour vous ?

On a eu des retours très positifs après la première édition et une envie de continuer en élargissant le concept. Le dimanche 27 mai 2018, on propose une exposition plus grande notamment avec un pôle sur les deux-roues allant de la moto au gyropode. Il y aura toujours une piste d’essai comme l’année dernière pour essayer les voitures et les vélos électriques. On a aussi rajouté un pôle pour les assurances, les partenaires et un espace de conférences. Au niveau des voitures, on s’est intéressé à des grandes marques, notre cœur de cible c’est le grand public. Pour autant, nos exposants sont principalement des acteurs locaux. Par exemple, on va avoir The Green Fabrik qui fait des gyropodes, hoverboards, des scooters ou des trottinettes électriques.

Comment on fait avancer un projet quand on travail en groupe d’étudiants ?

Dans notre groupe, on avait des sensibles de l’environnement, des fans de voiture et des fans d’événementiel. On a mélangé les passions de chacun et ça donne ce salon du véhicule écoresponsable. Tout le monde y trouve son compte et on arrive plutôt bien à gérer les dysfonctionnements des emplois du temps de chacun, même si on est 5 à passer notre diplôme cette année ! Avec les réseaux sociaux, c’est assez facile de se trouver des créneaux, il y a les documents partagés pour travailler ensemble sans être contraint par le lieu ni le temps.

De quoi est-ce qu’on manque le plus dans ces conditions ?

Comme on est étudiants, je ne vous fais pas un dessin, c’est l’argent qui manque cruellement. On s’y attendait, d’où la campagne Ulule. Parce que du temps, on en a. Enfin disons qu’on se le donne ! C’est du temps qu’on prend sur notre temps perso donc si on veut, on le trouve. Ce qui nous manque aussi et on le ressent, c’est le regard professionnel. Il y a des petits détails qu’on n’a pas réussi à voir et qu’on doit tenter de rectifier. En rencontrant différents acteurs dans le milieu du véhicule électrique, on se rend plus attentifs à certains détails et on apprend beaucoup. Pour l’organisation, on a la chance d’avoir la super équipe du Zénith pour nous encadrer. Par exemple, le plan du salon doit respecter des normes de sécurité. Personnellement, je n’y connais rien là-dessus et je suis ravie d’avoir des conseils pour combler ce manque d’information que peut avoir notre jeune équipe. Si j’avais un conseil  à donner aux étudiants qui veulent se lancer dans ce genre de projet ça serait de bien choisir son équipe. Il faut connaître les personnes avec lesquelles vous allez travailler. Chacun a des degrés d’engagement différents.

Qu’est-ce que vous aimeriez arrêter d’entendre sur la mobilité électrique ?

Plein de choses ! Justement, on a une association qui se charge de démystifier tout ça le jour du salon. On sait aussi que l’Eurométropole et les autres grandes villes veulent sortir les voitures thermiques de leur centre-ville d’ici quelques années. Notre objectif principal c’est aussi de proposer des solutions ou de répondre à des questionnements que les gens et les professionnels peuvent avoir autour de ces changements de demain.

À part votre campagne Ulule, comment financez vous votre projet ?

On est toujours ouvert aux opportunités de partenariats. On n’est pas à la recherche de financement direct type sponsoring. On préfère l’optique de partager quelque chose et d’échanger. On peut imaginer faire un échange de visibilité pour une marque et en contrepartie ils nous financeraient une partie de notre communication. Pour l’instant, on a l’Eurométropole avec nous, ES (Électricité de strasbourg), Virgin Radio, RFM, l’EM Strasbourg forcément… et d’autres en cours !

De quoi êtes-vous les plus fiers aujourd’hui ?

Pour moi, c’est d’avoir posé le premier pied dans le monde professionnel avec une petite association étudiante ! Les professionnels ont plaisir à travailler avec nous parce que c’est un projet innovant et c’est vraiment enrichissant. Moi ça me rend fière de fédérer différents acteurs et le public sur ce genre de projet !